Tomate Marmande
Tomate ronde charnue, équilibrée, polyvalente.
🥗 Crue • 🍳 Cuisson légère
Fiche bientôt disponibleComprendre, choisir et consommer un fruit essentiel. Une lecture à la fois sensible, scientifique et culinaire, pour réapprendre à manger avec conscience.
La tomate est partout. Sur nos tables, dans nos souvenirs, dans nos cuisines les plus simples.
Pourtant, peu de produits sont à la fois aussi accessibles… et aussi complexes dans leurs usages.
Chez Nutrition.Nelles, la tomate n’est pas un simple ingrédient. C’est un fruit vivant, nourricier, transformable, qui change profondément selon la manière dont on le choisit, le prépare et le consomme.
Originaire d’Amérique du Sud, la tomate a longtemps été regardée avec méfiance en Europe. Plante décorative avant d’être alimentaire, elle ne devient courante qu’au XVIIIᵉ siècle.
Aujourd’hui, elle est au cœur de l’alimentation méditerranéenne. Fruit botanique, légume culinaire, elle incarne cette frontière subtile entre nature et cuisine.
Chez Nutrition.Nelles, chaque produit s’inscrit dans une chaîne de lecture claire et cohérente, appelée fil d’Ariane. Elle permet de comprendre ce qu’est réellement un produit, avant même de parler de recettes ou de variétés.
La tomate présentée ici n’est pas une variété précise, mais un groupe commercial : un ensemble de tomates partageant la même base botanique et des usages culinaires comparables.
La tomate est botaniquement un fruit, mais culinairement un légume. Cette distinction est essentielle : elle explique pourquoi son comportement change selon qu’elle est consommée crue, cuite ou transformée.
À ce niveau du parcours, on s’arrête volontairement au groupe commercial « Tomate ». Les variétés (Marmande, Roma, Cœur de bœuf, San Marzano…) sont des déclinaisons de ce groupe, présentées plus loin selon leurs usages réels.
👉 À retenir :
on ne choisit pas une variété au hasard,
on la choisit en cohérence avec le groupe « Tomate »
et avec l’usage culinaire recherché.
Toutes les tomates ne se comportent pas de la même manière à la cuisson. La forme, la densité de chair et la teneur en eau déterminent directement la réussite d’une sauce.
Tomate ronde charnue, équilibrée, polyvalente.
🥗 Crue • 🍳 Cuisson légère
Fiche bientôt disponible
Tomate ronde très juteuse, fraîche mais peu concentrée.
🥗 Crue
❌ Peu adaptée aux sauces
Variété productive, riche en jus, goût léger.
🥗 Crue
❌ Trop aqueuse pour la cuisson
Tomate ronde régulière, goût équilibré.
🥗 Crue • 🍳 Polyvalente
Chair dense, peu de jus, texture fondante.
🥗 Carpaccio • 🍳 Cuisson douce
Allongée, charnue, pauvre en eau.
🍅 Sauce • 🍳 Cuisson longue
Chair dense, goût équilibré, référence italienne.
🍅 Sauce • 🍳 Mijoté
Très charnue, très pauvre en eau.
🍅 Sauce • 🍳 Réduction
Fermeté élevée, bonne tenue à la cuisson.
🍅 Sauce • 🍳 Conservation
Allongée, chair dense, goût profond.
🍅 Sauce • 🍳 Cuisson
Très sucrée, petite, explosive en bouche.
🥗 Crue • 🍅 Rôtie
Orange, très aromatique, sucrée.
🥗 Crue
Petite, sombre, goût intense.
🥗 Crue • 🍅 Rôtie
Chair fondante, goût profond, peu acide.
🥗 Crue
Très juteuse, fine et parfumée.
🥗 Crue
Chair fondante, très douce, peu acide.
🥗 Crue
Acidulée, croquante, très fraîche.
🥗 Crue
Ancienne, charnue, goût riche.
🥗 Crue • 🍳 Cuisson douce
Rayée, juteuse, acidulée.
🥗 Crue
Ronde, équilibrée, ancienne variété britannique.
🥗 Crue • 🍳 Polyvalente
Précoce, goût franc, chair tendre.
🥗 Crue
Face à l’étal, la question n’est pas « quelle est la meilleure tomate », mais « qu’allez-vous en faire aujourd’hui ».
Ce choix simple conditionne le goût final, la texture, la digestibilité et même la valeur nutritionnelle de votre plat.
| Usage culinaire | Type de tomate | Variétés typiques | Pourquoi ce choix |
|---|---|---|---|
| Sauce tomate | Allongée, charnue | Roma , San Marzano , Andine cornue | Faible teneur en eau, chair dense : la sauce réduit sans devenir aqueuse et concentre les arômes. |
| Cuisson longue | Charnue |
Tomate Cœur de bœufTomate charnue, dense et peu juteuse, idéale pour les salades, carpaccios et préparations où la texture compte autant que le goût.
Tomate AnanasVariété ancienne, douce et fondante, idéale à consommer crue. |
Texture fondante, goût profond, idéale pour confire ou mijoter doucement. |
| Consommation crue | Ronde, ancienne | Marmande , Rose de Berne | Forte teneur en jus et fraîcheur aromatique, peu adaptée à la réduction. |
| ❌ À éviter pour la sauce | Très juteuse | Saint-Pierre, Montfavet | Trop riches en eau : la sauce devient fade et nécessite une réduction excessive. |
| Tomates allongées | Sauces, coulis, concentrés |
| Cœur de bœuf | Salades, carpaccio |
| Tomates cerises | Crues, rôties, apéritifs |
| Tomates rondes | Polyvalentes |
| Tomates anciennes | Cru, gaspacho, plats signature |
Toutes les tomates ne racontent pas la même histoire.
La cuisson ne détruit pas la tomate : elle la transforme.
La couleur d’une tomate n’est jamais anodine. Elle renseigne sur son équilibre sucre–acidité, son intensité aromatique et ses usages culinaires.
Équilibrée, classique, polyvalente.
Crue • Sauce • Cuisson
Douce, peu acide, chair fine.
Crue • Salades
Très douce, fruitée, faible acidité.
Crue • Enfants
Aromatique, ronde, légèrement sucrée.
Crue • Rôtie
Goût profond, peu acide, chair dense.
Crue • Carpaccio
Vive, acidulée, très fraîche.
Crue • Contrastes
La couleur influence le goût, mais la variété et la maturité restent déterminantes.
Bien consommer la tomate, ce n’est pas multiplier les recettes. C’est appliquer le bon geste, au bon moment, selon l’usage recherché.
Rincer la tomate entière à l’eau froide, sans la laisser tremper, puis l’essuyer délicatement.
👉 Toujours avant une consommation crue ou une découpe.
Retirer proprement le pédoncule à l’aide d’un petit couteau.
👉 Indispensable avant toute préparation.
Inciser la peau, plonger quelques secondes dans l’eau bouillante, puis refroidir pour retirer la peau.
👉 Sauces, coulis, soupes lisses.
Retirer le jus et les graines pour éviter une texture trop aqueuse.
👉 Sauces, gaspacho, tomates farcies.
Couper grossièrement la chair au couteau pour conserver la texture.
👉 Sauces rustiques, plats mijotés.
Cuire à feu doux pour évaporer l’eau et concentrer les arômes.
👉 Sauces, tomates confites, plats longs.
Ces gestes simples influencent directement le goût, la texture et la digestibilité de la tomate.
Composée à plus de 95 % d’eau, la tomate soutient naturellement l’hydratation, notamment lors des repas estivaux.
Ses fibres douces favorisent une digestion légère et une sensation de confort, surtout lorsqu’elle est consommée crue et bien mûre.
Elle apporte du potassium, de la vitamine K et une faible quantité de vitamine C, tout en restant très peu calorique.
Une tomate n’est pas une matière uniforme. Elle est composée de zones distinctes (peau, chair, loges, graines…), et chacune réagit différemment selon la préparation. Comprendre cette anatomie aide à mieux choisir les gestes techniques, la texture finale et la tolérance digestive.
Fine ou plus épaisse selon la variété, elle protège le fruit et porte une partie des arômes. Elle est comestible, mais peut être moins bien tolérée chez les intestins sensibles.
Pourquoi ? Le mondage rend les sauces plus fines et améliore souvent la tolérance digestive.
C’est la partie la plus “structurante” : elle donne la texture, la rondeur et la densité. Plus elle est dense, plus la tomate est adaptée aux sauces et cuissons longues.
Pourquoi ? La réduction évapore l’eau et concentre les sucres naturels et le goût.
Cette zone est très riche en eau : elle apporte fraîcheur et vivacité en cru, mais peut rendre une sauce aqueuse si on l’utilise en excès.
Pourquoi ? En sauce, retirer le gel évite de “cuire de l’eau” au lieu de concentrer la tomate.
Ils sont comestibles et sans danger, mais apportent peu de goût. Ils peuvent gêner certaines sensibilités digestives et donner une texture moins nette.
Pourquoi ? On garde le goût, on retire ce qui “accroche” en bouche et ce qui peut irriter.
Ce n’est pas une partie consommée. Il peut transmettre une amertume si on le cuit avec la tomate. On le retire systématiquement avant préparation.
Pourquoi ? Pour éviter l’amertume et faciliter une découpe nette.
Une sauce tomate réussie n’est pas un hasard : c’est l’alignement entre variété, constitution et geste technique.
La tomate crue apporte fraîcheur, hydratation et vitamine C. La tomate cuite transforme sa structure et libère davantage de lycopène.
Chez Nutrition.Nelles, une recette n’est jamais une fin en soi.
Elle est la conséquence logique : d’un choix de variété, d’un mode de préparation, et d’une intention alimentaire (fraîcheur, réconfort, digestibilité, plaisir).
Les recettes ci-dessous sont proposées non pas pour “faire joli”, mais parce qu’elles respectent le comportement naturel de la tomate.
La tomate est un fruit extrêmement modulable. Selon la manière dont elle est consommée, elle n’offre ni les mêmes sensations, ni les mêmes usages culinaires.
Salade de tomates fraîches, huile d’olive & basilic
Jus de tomate frais
Soupe de tomate maison
Gaspacho
Bloody Mary
Virgin Mary
Mocktail tomate, citron & herbes
Sauce tomate maison
Tomates farcies au four
Tomates séchées à l’huile d’olive
Tomates confites au four
Tomates rôties aux herbes
Tomates grillées à la plancha
Tomates poêlées à l’ail
Tomates lacto-fermentées
Ratatouille traditionnelle
Chaque mode de consommation correspond à des recettes spécifiques, mais aussi à des effets différents sur le goût, la texture et la digestion.
La tomate est globalement bénéfique, mais elle n’est pas neutre pour tous les organismes.
La tomate s’intègre facilement à une alimentation simple et équilibrée, à condition de varier ses formes.
Changer la forme, c’est déjà varier l’alimentation.
Tomate entière
Réfrigérateur : 5 à 7 jours.
👉 Sortir du froid 30 minutes avant consommation pour préserver le goût.
Tomate découpée
Boîte hermétique : 48 à 72 h.
Sous vide : 5 à 7 jours.
👉 Toujours bien égoutter avant stockage pour limiter l’excès d’eau.
Préparations intermédiaires
Dégorgement : 2 à 3 jours.
Marinade douce : 7 à 10 jours.
👉 Saler légèrement favorise la tenue et la stabilité.
Préparations transformées
Congélation (sauces, soupes, coulis) :
jusqu’à 6 mois.
Bocaux acidulés :
de plusieurs semaines à plusieurs mois.
👉 Congeler uniquement des préparations mixées ou cuites.
La tomate supporte mal le stockage prolongé à l’état brut. Mieux vaut la transformer que chercher à la conserver trop longtemps entière.
La tomate n’est ni banale, ni anodine. C’est un fruit intelligent, qui demande à être compris.
Bien manger, ce n’est pas manger plus de légumes. C’est savoir comment, quand et pourquoi on les consomme.